Établissement Public Territorial de Bassin
Les inondations

Historique des crues

Un territoire marqué par les inondations

Les événements météorologiques de 2010, 2011 et 2019 sont venus rappeler la gravité des phénomènes d’inondation, tout en soulignant la vulnérabilité de l’ensemble du territoire. En effet, ces catastrophes ont causé de nombreuses victimes et des dommages considérables.

Au-delà de cela, et malgré ces crues particulièrement marquantes par leur intensité et surtout par leur étendue, plusieurs parties du bassin versant sont fréquemment concernées par des inondations. Par exemple, cela a été le cas au Val en octobre 2021, mais également plus récemment pour le pays de Fayence ainsi que dans la basse vallée de l’Argens en octobre 2024.

Historique des crues

Un épisode stationnaire de forte intensité touche l’amont du bassin versant de l’Argens, notamment les secteurs du Caramy, de la Ribeirotte, et de l’Eau Salée. En effet, des cumuls exceptionnels de 368 mm en 24 h sont relevés à Brignoles, à la suite d’une période de sécheresse.

Par ailleurs, sur la Ribeirotte, cet évènement constitue la crue la plus importante jamais observée, avec un niveau supérieur à une crue de période de retour centennale. De plus, les conséquences s’avèrent particulièrement lourdes : 44 entreprises sont impactées et 80 sinistrés sont recensés au Val. Enfin, ces inondations provoquent également des coupures d’électricité ainsi que des interruptions de l’alimentation en eau potable.

Inondation de la commune du Val ©️ SMA

Deux vigilances rouges « pluie-inondation » et « crue » sont déclenchées en l’espace d’une semaine dans le Var et les Alpes-Maritimes. En effet, ces épisodes météorologiques d’une intensité exceptionnelle provoquent un lourd bilan avec 14 décès, 1 600 habitants évacués et 4 500 foyers privés d’électricité.

Par ailleurs, au mois de novembre, Fréjus enregistre 296 mm de précipitations en seulement 3 jours.

Au total, plus de 500 entreprises sont sinistrées, sur l’ensemble de ces épisodes de pluies exceptionnelles. De plus, les dégâts sont estimés à 400 millions d’euros, et la basse vallée de l’Argens apparaît comme le secteur le plus durement touché.

Vue aérienne des zones à Roquebrune-sur-Argens ©️ Camille MOIRENC

Plusieurs départements du Sud de la France sont touchés. En effet, les 485 mm de précipitations relevés en seulement 2 jours à La Celle illustrent l’intensité exceptionnelle du phénomène.

Par ailleurs, l’ensemble du bassin de l’Argens subit un impact significatif. Au total, pas moins de 325 millions d’euros de dégâts, 2 552 personnes évacuées, 123 hélitreuillages réalisés, tandis que près de 800 entreprises sont sinistrées.

Habitations inondées par l’Argens le 6 novembre 2011 ©️ Gendarmerie Nationale, Groupement du Var

La catastrophe de Draguignan se caractérise par des cumuls exceptionnels de précipitations avec 461 mm en 24h et 420 mm en 12h, soit l’équivalent d’environ 6 mois de pluie. En effet, ces ruissellements importants ainsi que les débordements de la Nartuby et de l’Argens entraînent 25 victimes. Par ailleurs, 2 450 personnes sont secourues dont 1 350 par hélicoptère. De plus, les conséquences matérielles atteignent 1,2 milliard d’euros de dégâts.

En outre, environ 18 000 habitations sont touchées et près de 2 000 entreprises sinistrées.

©️ Camille MOIRENC

Des inondations touchent la ville de Fréjus à la suite de pluies diluviennes. En effet, les cumuls dépassent les 200 mm en 24h, dont 195 mm en seulement 12h.

Après 5 jours de pluie, les précipitations s’intensifient sur le département du Var. En effet, ce mois de janvier figure parmi les plus pluvieux jamais enregistrés en Provence. Plus précisément, les cumuls atteignent 265 mm à Fréjus en 6 jours et 233 mm à Brignoles.

©️ Météo France

Des inondations touchent Roquebrune-sur-Argens ainsi que Fréjus. Par ailleurs, la Nartuby déborde à Draguignan et à Trans-en-Provence. En conséquence, l’eau atteint jusqu’à 80 cm dans les rues. De plus, la Florièye sort de son lit et inonde Taradeau. De même, le Caramy connaît des crues importantes à Brignoles tandis que l’Issole déborde de Besse-sur-Issole jusqu’au Luc.

Un exemple frappant reste la rupture du barrage de Malpasset, qui survient 2 jours après la crue de l’Argens dans la basse plaine. En effet, ce barrage était situé sur la rivière du Reyran à 10 km en amont de Fréjus. Par conséquent, en seulement 20 minutes, près de 50 millions de m3 envahissent la ville et ses alentours. De plus, le bilan humain et matériel est particulièrement lourd, avec 423 victimes, 155 immeubles détruits et 1 000 ha de terres agricoles ravagées. En outre, cet événement s’inscrit dans un contexte météorologique extrême, avec plus de 250 mm de pluie enregistrés en 6 jours.

©️ Musée local de Fréjus

Des débordements violents de la Florièye surviennent à Flayosc et à Taradeau. En conséquence, ces crues emportent tous les aqueducs ainsi que les passerelles. De plus, le Caramy connaît une crue importante qui provoque des inondations à Barjols et à Correns.

Des débordements violents de la Nartuby sont observés entraînant malheureusement 4 décès à Trans-en-Provence et 2 à Draguignan.

Plaque 1827
Plaque commémorative apposée au mur de la pharmacie des Cascades dans la traversée du village de Trans-en-Provence

Crue violente de la Nartuby.